Lorsqu’on désire anticiper l’arrivée de ses prochaines règles, on parle de repérer le « syndrome prémenstruel », qui peut se produire en tout temps entre le 7e et le 22e jour d’un cycle menstruel normal.

Bien qu’il n’existe pas de méthode scientifique exacte qui permette de connaître la date de vos prochaines règles, il se trouve que certains signes peuvent néanmoins vous aider plus ou moins à préparer la visite de dame Nature.

Notez qu’un cycle dure généralement 28 jours, mais peut différer entre 21 et 36 jours, variant d’une femme à une autre. Un cycle débute le premier jour de vos règles et s’achève le premier jour des suivantes. Mémorisez ou marquez ces deux dates ainsi que la durée de votre menstruation sur un calendrier ou un agenda. Ainsi, ce premier calcul vous permettra de connaître votre cycle, la durée de vos règles et l’arrivée approximative des prochaines.

Par exemple, si vos règles commencent le premier du mois, s’étalent sur cinq jours et que vous n’avez pas d’autres règles jusqu’au 30 du mois, vous aurez alors un cycle de 29 jours. En plus de cette technique de déduction, la nature vous dote de symptômes qui vous indiquent votre entrée dans votre période menstruelle.

La plupart des femmes ont des symptômes prémenstruels qui varient : on parle de troubles émotifs comme des sentiments de colère, d’anxiété ou d’agressivité mais aussi des symptômes physiques tels que la sensibilité de la poitrine, des ballonnements, une éruption cutanée et des maux de têtes.

Il arrive parfois que certaines femmes soient prises d’une boulimie soudaine qui engendre une prise de poids rapide mais aussi des douleurs aux articulations (chevilles, jambes…). Apprenez à reconnaître ces signaux et à mesurer leurs degrés de sévérité, car il est important de savoir que l’intensité augmente de plus en plus en fonction de l’approche du jour J.

Vous pouvez compléter vos prévisions calendaires par d’autres indices naturels qui peuvent surgir et vous alerter comme par exemple un bouchon muqueux de couleur sombre qui peut être expulsé le jour d’avant. Néanmoins, sachez que bon nombre de femmes ont des cycles irréguliers, c’est alors que le calcul prévisionnel peut devenir d’avantage imprécis. En effet, les règles peuvent être perturbées, être en avance ou en retard pour diverses raisons nerveuses : examens, période de stress, de fortes émotions…

Chez certaines femmes, un changement de climat, un voyage (décalage horaire), un kyste de l’ovaire ou simplement une perturbation hormonale, peuvent suffire à bloquer ou avancer le cycle menstruel. Pour être plus tranquille en cas de retard, veuillez consulter votre gynécologue.

Pensez à vous hydrater fréquemment : on préconise de boire de l’eau chaude ou tiède plutôt que froide car les liquides chauds permettent de décrisper vos muscles douloureux.

Les douleurs menstruelles touchent 50 % à 80 % des femmes fécondes, selon le groupe d’âge. De ce nombre, de 5 % à 15 % des femmes sont suffisamment incommodées pour devoir modifier leurs activités quotidiennes (repos forcé, absentéisme scolaire ou professionnel). Aïe ! Vous êtes également sujettes à des règles douloureuses et ça en devient lassant ? Comprenez d’où elles viennent et apprenez à les combattre.

On parle ici de « dysménorrhée ». Il s'agit de douleurs pelviennes (du bas ventre), parfois similaires à des coliques. Elles apparaissent soit un peu avant les règles, soit au début de celles-ci, soit vers la fin, ou peuvent se manifester pendant toute leur durée. Ces douleurs s'accompagnent parfois de nausées, de vomissements, de diarrhée, de fièvre et de lipothymies (malaise sans perte de connaissance). Ces douleurs de règles sont causées par les « prostaglandines », des hormones qui provoquent une contraction de l’utérus et de la zone tout autour. Pour vous mesdames, il n’y a rien de pire que des règles douloureuses. Vous pouvez vous sentir si ballonnées, si malades ou si troublées par des crampes que vous préférez rester au lit en attendant que vos règles se terminent. Pourtant, vous devez savoir que vous pouvez avoir le contrôle total sur vos douleurs menstruelles.

Attention à vos apports en calcium sous toutes formes : ces produits réduisent les crampes que vous pourriez ressentir.

Pour ne pas vous sentir trop enflées et ballonnées, évitez les aliments gras ainsi que les boissons gazeuses.

Attention à la caféine et autres substances excitantes. Favorisez une tasse de thé, allez même jusqu’à consommer du thé au gingembre ou à la camomille, dotés de pouvoir médicinaux qui minimiseront vos crampes douloureuses et insupportables.

Déposez une source de chaleur au bas de votre abdomen ou de votre dos pour détendre les muscles contractés, de ce fait vous vous sentirez soulagées.

Un bon bain chaud peut vous soulager de la même manière que lorsque vous appliquez de la chaleur en bas de votre dos ou de votre abdomen.

Il est conseillé de faire de l’exercice même s’il ne s’agit que d’une courte marche pour favoriser l’écoulement de vos périodiques et donc minimiser les douleurs.

L’effort physique peut réellement réduire les crampes et les douleurs que vous ressentez en faisant circuler le sang plus facilement. Quelques éventuelles douleurs peuvent survenir au début, supportez-les, respirez profondément et calmement en essayant d’ « expirer » la douleur.

Mesdames, n’oubliez pas d’être à l’écoute de votre vessie. En effet, dès que le besoin de la vider se fait sentir, faites-le. Si vous retenez vos urines, d’énormes douleurs se déclencheront au niveau de la vessie et vos crampes s’accentueront nettement.

Vous pouvez prendre un médicament antalgique (de préférence sous conseil médical), en évitant absolument l’aspirine qui provoque un écoulement sanguin plus important (hémorragie). Cependant, même s’ils peuvent s’avérer être des antidotes très efficaces, vous ne devez pas vous y habituer.

Faites en sorte de rester positives et d’éviter les situations d’anxiété et de stress. Prenez soin de vous et pensez à votre équilibre hormonal.

Généralement l’écoulement menstruel dure de 3 à 7 jours en fonction des femmes. Quelques jours avant les règles, des traces d’écoulements vaginaux sont visibles dans vos sous-vêtements ou sur le papier toilette mais ces fuites ne sont pas considérées comme faisant partie de vos règles.

La majeure partie de ce qui doit être éliminé s’écoule au cours des 3 premiers jours de vos menstruations.

Dans certains cas, la durée des règles varie : elle peut être plus courte ou bien plus longue que la durée dite « normale ». Lorsque les menstruations sont abondantes et prolongées, parfois sur une durée de plus de 7 jours, il est question de « ménorragie » ou « hyperménorrhée ».


(+) La ménorragie définit des règles de durée anormalement longue (plus de 7 jours, en général) et d'abondance anormalement excessive. Cette anomalie est surtout perçue par la femme elle-même, qui est amenée à changer trop souvent de protection intime lors de ses règles. Plusieurs facteurs peuvent être la cause d’une ménorragie, à commencer par un déséquilibre hormonal ou la prise de certains médicaments qui augmentent le flux sanguin. Avec les pertes de sang plus ou moins importantes qu’entraîne la ménorragie, les femmes touchées peuvent souffrir d’anémie.

N’attendez pas l’arrivée de vos règles pour prendre vos précautions. Même si la date prévue n’est pas encore arrivée, faites en sorte de toujours avoir une serviette hygiénique sur vous. Il est vrai que comme simple prévention, les protège-slips sont plus appropriés.

Grâce à leur petite taille, ils sont plus faciles à porter et sont aptes à retenir le flux menstruel jusqu’à ce que vous puissiez obtenir une serviette hygiénique, dans le cas où vous n’en avez pas sur vous.

Durant vos règles, portez des boxers pour femme ou de larges culottes dites « culottes de règles », confortables et bien serrés, pour que la serviette hygiénique soit maintenue correctement.

Pour une meilleure hygiène intime, il est impératif de changer sa protection, au grand maximum, toutes les quatre heures mais aussi de se laver le plus souvent possible dans la journée avec un savon intime ou un savon doux, en évitant les gants de toilettes pour ne pas irriter sa flore vaginale.

Faites en sorte de bien vous rincer, et surtout de vous sécher correctement pour éviter d’éventuelles démangeaisons ou odeurs indésirables. Vous pouvez également maintenir cette sensation de fraîcheur et de bien-être en utilisant des lingettes intimes à chacun de vos passages à la salle d’eau.


Toujours dans le cadre d’une propreté maximale, il est fondamental de se laver correctement les mains, avant et après chaque changement de votre serviette hygiénique.